Être vieille ou vieux, non merci!

Par Geneviève Boucher (Pastorale des personnes aînées) et Luc Benoit (Communications)

Le lundi 2 octobre, au sous-sol de la cathédrale, à guichet fermé, l’abbé Yves Perreault a prononcé une conférence intitulée « Vieillir, un défi qui se relève ».  L’activité était organisée par Mme Geneviève Boucher, responsable de la pastorale des personnes aînées. En voici quelques bribes.

Il y a une différence fondamentale entre vieillir, vivre une belle vieillesse et être vieux.  Personne ne souhaite être vieux.  Et il n’y a pas d’âge pour être vieux, on peut l’être à 30 ans.  Nous sommes vieux quand la morosité, le pessimisme et la tristesse nous envahissent, quand on n’attend plus rien des autres et que jamais rien n’est correct.

À un âge avancé, un certain sentiment d’urgence s’installe.  On n’a plus de temps à perdre. Vieillir a un sens. Il nous appartient de le découvrir et de l’actualiser. La vieillesse a du sens quand on s’applique à demeurer vivante ou vivant malgré les inévitables pertes à encaisser et les passages à effectuer.

La quête spirituelle et la redécouverte de notre âme peuvent nous mener à la conquête de la sérénité.  L’âme, elle, ne vieillit pas, elle est immortelle.  Elle nous permet de vivre pleinement la joie de notre âge et de sentir le mouvement qui nous entraîne. Grâce à elle, nous « connectons » à notre source intérieure, à ce qui nous fait vivre, à notre capacité d’aimer et de créer.  Nous « mordons » dans la vie chaque jour car le seul temps que nous ayions est le présent. On peut recueillir et déguster les fruits de notre vie : « les 3 B » (le Beau, le Bien et le Bon). 

Donner consciemment plus de beauté à chaque journée permet de vivre une belle vieillesse.  Saisissons toutes les occasions pour faire preuve d’honnêteté, d’affection, d’ouverture, de patience et surtout, de reconnaissance.  Être aimable et être aimé sont la clé de voûte d’une vieillesse réussie.  La foi est une force pour vivre.

 

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