Monseigneur Charles Larocque

Troisième évêque de Saint-Hyacinthe (1866-1875)Monseigneur Charles Larocque

Originaire de Chambly, Mgr Charles LaRocque est le fils d’Henri LaRocque et de Sophie Robert. Il naît le 15 novembre 1809. Il fait ses études au Séminaire de Saint-Hyacinthe et est ordonné prêtre par Mgr Jean-Jacques Lartigue, évêque de Montréal, le 29 juillet 1832.

Son expérience ministérielle se situe au niveau des paroisses où il exerça la responsabilité de vicaire et de curé. Au lendemain de son ordination, il est nommé vicaire à la paroisse St-Roch-de-l’Achigan. De 1833 à 1836, on le retrouve à Berthierville. De 1836 à 1840, il est curé de la paroisse St-Pie de Bagot. De 1840 à 1844, il dessert la paroisse de l’Acadie. De 1844 à 1866, il est curé de la paroisse Saint-Jean-d’Iberville. C’est là qu’il fonde le couvent des Soeurs de la Congrégation Notre-Dame en 1847.

En remplacement de Mgr Joseph LaRocque, son cousin, le 20 mars 1866, il est élu évêque titulaire du diocèse de Saint-Hyacinthe. C’est à la paroisse St-Jean-d’Iberville qu’il reçoit l’ordination épiscopale des mains de Mgr Charles-François Baillargeon, qui deviendra archevêque de Québec en 1867, assisté de Mgr Ignace Bourget de Montréal et de Mgr Eugène Guigues d’Ottawa.

Lorsqu’il arrive à la tête du diocèse de Saint-Hyacinthe, celui-ci est aux prises avec une dette considérable pour l’époque : 11 000 louis avec des intérêts de 6 pour cent. Ses talents d’administrateur lui feront prendre quelques décisions importantes afin de rétablir les finances du diocèse. Malgré les réticences de son clergé et des citoyens de la ville de Saint-Hyacinthe, Mgr Charles LaRocque prend donc le chemin de l’exil à la mi-octobre 1868. Il part pour Beloeil, ne laissant à l’évêché de St-Hyacinthe, que l’abbé Louis-Zéphirin Moreau qui agira alors comme secrétaire et procureur du diocèse, tout en étant curé de la paroisse cathédrale.

Toutes ces privations et ces renoncements, tant de la part de l’évêque que des prêtres du diocèse, conduiront à l’extinction de la dette au cours de l’année 1875, comme l’écrit Monseigneur Moreau alors administrateur du diocèse : Le fait du paiement de la dette diocésaine est heureusement vrai, et j’en bénis avec vous tous les jours la divine Providence.

C’est qu’au moment où il aurait pu songer à réintégrer sa ville épiscopale et s’établir de nouveau dans son évêché, Mgr Charles LaRocque est usé par les privations et les tracas de toutes sortes auxquelles il a dû faire face au cours des huit dernières années. Il revient à St-Hyacinthe, mais c’est pour y être admis à l’Hôtel-Dieu où il décède à l’âge de 66 ans et 8 mois, le 15 juillet 1875. Monseigneur Louis Zéphirin Moreau est alors désigné comme administrateur du diocèse.

(Extrait de « 150 ans de vie ecclésiale » sous la direction de Mgr Jean Marc Robillard, p.h., v.g., pp. 59-62).

« Évêque précédent  •  Évêque suivant »