Dieu merci, c’est l’Action de grâce!…

Par Stéphanie Bernier et Luc Benoit, diocèse de Saint-Hyacinthe

Célébrée chez nous le deuxième lundi d’octobre, la fête de l’Action de grâce permet de nous arrêter pour apprécier ce que nous vivons de beau, de bon et de bien. Elle constitue une belle occasion d’exprimer notre gratitude aux autres et à Dieu.

Le temps passe. L’habitude aidant, la routine s’installant, des réalités que nous tenons pour acquises peuvent nous échapper. Ainsi en est-il de la santé, de l’amour, de la famille, de l’amitié, du travail, de la foi, de l’argent, de la vie même.

Quand l’une ou l’autre de ces réalités fondamentales vient à faire défaut, brusquement ou graduellement, nous réalisons alors l’attention et l’importance que nous aurions dû leur accorder et le privilège immense que nous avions d’en profiter et d’en faire bénéficier les autres. Nous prenons conscience que nous n’avons pas le contrôle sur tout, hormis notre attitude et notre manière de réagir.

Sans trop s’en rendre compte, à la maison, on a pris l’habitude de vivre ensemble.  On vit sur « le pilote automatique »! On a nos petites routines, nos façons de faire. Si on ne porte pas trop attention, on finit par ne plus voir nos proches : ce qu’ils sont, ce qu’ils font.  On ne voit plus l’étincelle dans l’œil de sa conjointe ou de son conjoint, les rêves dans le cœur de nos enfants, les besoins d’affection et de reconnaissance de nos proches.

Les proches qui nous entourent, surtout s’ils ou elles nous soutiennent dans notre vulnérabilité, sont autant de raisons de dire merci. Saisissons l’occasion pour leur exprimer notre reconnaissance. Et même dans le malheur – et parfois même grâce au malheur – nous avons encore mille et une raisons de reconnaitre les bienfaits dont nous sommes comblés.  

L’Action de grâce marque la fin d’une intense activité agricole dans nos communautés rurales. La terre nourricière a produit son fruit. Les moissons sont engrangées. En ville, les jardinières et jardiniers urbains, nouvelle espèce en voie d’apparition, dégustent fièrement le fruit de leur travail et de leur patience. Beaucoup l’ont même partagé avec leurs proches.

Nous vivons dans un pays de paix et d’abondance où la nature généreuse nous enveloppe et nous nourrit. Même en situation de pauvreté, la plupart d’entre nous mangeons trois fois par jour. Nous jouissons d’une des plus grandes réserves d’eau potable de la planète. Rendre grâce, c’est aussi se soucier de celles et ceux qui n’ont pas ces privilèges tout en s’engageant à préserver ces ressources pour les générations à venir. L’Action de grâce… c’est du sérieux!

 

 

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