Année pastorale 2009-2010
Présentation
Le bonheur. Nous le cherchons tous, croyants ou non-croyants. Mais où le chercher? Quel Maitre nous le fera voir? À ces questions, plusieurs chemins sont proposés dans notre monde. Lesquels sont plus en mesure de nous faire vivre un bonheur profond?
Tout au long de l'année, vous trouverez dans cette rubrique divers textes ou outils sur le bonheur pour éclairer votre réflexion et/ou alimenter votre action pastorale.
Bonheur
La démarche de partage biblique Bonheur où es-tu? veut apporter un éclairage sur les interrogations sur le bonheur. Elle a pour but de permettre à des adultes de vos milieux, ouverts à la foi chrétienne, de prendre connaissance de différents témoignages sur le bonheur, des résultats d'une recherche universitaire à ce sujet et, de façon plus soutenue, du message biblique. Ces adultes pourront alors se situer personnellement face à cet éclairage.
Dossier d'animation
Dossier des participants
« Qui nous fera voir le bonheur? »
Textes parus dans L'Envoi, Spécial Inauguration de l'année pastorale, août 2009
- Réflexion de Mgr François Lapierre
- « Qui nous fera voir le bonheur? », par Jean-Marc Robillard
- Sommes-nous égaux devant le bonheur? par Pauline Vertefeuille
- La recette du bonheur, par Luc Richard
- Heureux de croire, par Marcel Delage
- Heureux les fragiles, par Geneviève Boucher
- Une joie, par Pauline Vertefeuille
- Suggestions de lecture sur le bonheur
Rentrer chez soi
par Monik Faucher
Mon pays déroule son majestueux tapis automnal pour me faire davantage goûter ce bonheur de rentrer chez moi… Comme le dit si bien Christian Bobin : « Toute notre vie se passe à rentrer chez nous ». Après une merveilleuse évasion dans les vieux pays, il est juste et bon de ré-ouvrir une porte familière, de contempler la rivière, de reconquérir le quotidien. Rentrer chez soi pour communier avec la vie qui bat et avec l’amour qui se nourrit de miettes de souvenirs heureux et de petits bonheurs.
Du haut des airs, je réfléchissais à chaque vie qui fourmille tel un grain de sable dans l’engrenage du monde. Même si ce monde ne tourne pas très rond, au moins si chaque grain de sable se moléculait à tant d’autres… N’était-ce pas le rêve que ce grand Voyageur d’il y a deux mille ans nous livrait comme message avant de rentrer chez lui?
Sa voix fait toujours écho dans le désert du monde… Loin de moi la prétention d’être la plus grande voyageuse, mais cette fois-ci, je me sens davantage interpellée par l’existence de cette marée humaine bouillante et agitée, par cette soif du paraître, par ce vide désolant de tant d’individus, par ces géantes cathédrales désertées, par cette apathie désarmante. Un trop-plein indécodable et énigmatique déborde de ma tête. Par contre, en pondération, lorsque je rentre chez moi, des pellicules de petits bonheurs défilent constamment dans mon cœur. J’ai été témoin de tant d’accueil, de beauté et de fraternité! Je conserve des clichés d’extraordinaires merveilles offertes sur un plateau par la belle nature du Bon Dieu.
Je ne crois pas avoir besoin d’aller explorer d’autres espaces cosmiques pour rencontrer le bonheur. Je n’ai qu’à laisser la porte grande ouverte pour qu’il prenne place et caresse ma vie par un sourire, un regard complice, le chant d’un oiseau, la candeur de l’enfance, les bouffées d’émerveillement… Mais, pour ne rien manquer de tout cela, il faut que je rentre chez moi… Cette intériorité est essentielle pour capter la source pure du bonheur d’aimer et de croire en cette vie promise en abondance!
Cette vie n’est pas toujours rose, ici comme ailleurs dans ce monde présent, une mer d’inquiétudes nous fait frémir et gémir, des vies sont en jeu avec cette angoissante pandémie, un fond de grogne ébranle les citoyens et l’avenir du monde affiche un taux de fièvre assez élevé. Qui donc nous fera voir le bonheur? Sur nous Seigneur, que s’illumine ton visage! Ps 4. Conséquemment, plus d’une raison nous incite à requérir une lumière pour guider nos pas. Un urgent besoin de rentrer chez soi s’impose afin de recueillir toutes les énergies nécessaires pour se solidariser? Plus encore, ne devrions-nous pas ouvrir toute grande la porte de notre petite sœur l’Espérance. Elle n’y entrera pas seule, la foi nous ancrera en Celui qui peut tout et la Charité nous permettra de vivre et de survivre.
Je nous souhaite ardemment que la rudesse et la froidure hivernales ne parviennent aucunement à figer nos cœurs; qu’ils soient plutôt réchauffés à petites doses d’un bonheur simple et durable.
Une adepte du bonheur : Monik Faucher

Haut de la page